Flip Flop, mais avant, je ponce donc j'essuie

 Encore un titre qui ne va pas bien passer à la moulinette du traducteur automatique...

En parallèle des activités "manuelles", je me suis attelé à créer un logo pour l'aventure. Ca a été l'affaire de 15 minutes avec Gemini et le résultat est à mon gout : 

Tigibus, pour rappel, c'est le petit frère de Grangibus dans le roman de Louis Pergaud, adapté moultes fois au ciné "La guerre des boutons". Il suit son grand frère partout et à un moment il s'exclame "Ben mon vieux, si j'aurais su, j'aurais pas venu!", typiquement ce que je vais me dire au milieu de l'atlantique...

Pas sûr que les photos ne rendent bien ces quelques mois passés dans les vapeurs d'époxy, de peinture, et de poussière.

L'idée est simple : on égalise la surface au mastic époxy, on passe l'apprêt sur la coque, puis l'apprêt antifouling sous la ligne de flottaison et hop on retourne le bateau.

En fait, j'ai passé 33 heures à mastiquer et 39 heures à peindre..., 33+39 heures à me demander comment j'allais retourner le bateau, et 3.5 heures à démonter le gabarit et 30min à retourner.

soit 10 couches de mastic (on ponce bien 80% de ce qu'on passe après chaque couche) et 6 couches d'apprêt (3 grises et 3 blanches) puis 4 d'apprêt antifouling. 

J'ai essayé 4 types de rouleaux différents et plusieurs techniques  : 


De gauche à droite

- rouleaux peluchés fournis par le vendeur de peinture : ca laissait de la peluche partout, j'ai vite abandonné

- rouleau laqueur casto : pas mal d'effet grumeaux, et assez cher

- rouleaux mousse Roulor haute densité magic finish: pas mal mais ça dépose une couche beaucoup trop fine et j'usais plus d'un rouleau par couche

- rouleaux laqueurs Roulor  4 mm: au final c'est les mieux, similaire à Casto, mais moins cher. 

Pour les techniques : j'ai voulu commencer par des bandes de 50 cm sur l'ensemble de la coque perpendiculaire à l'axe du bateau, puis je me suis rendu compte que c'était beaucoup mieux de faire bouchain par bouchain, 50 cm par 50cm dans un axe, puis à 90° et finir en repassant au premier axe uniquement dans un sens sans appuyer.

Le tout aux mois de juillet et août sous la canicule, donc le matin tôt en préparant des petites quantités. 

Pour le ponçage, j'ai commencé à bien poncer entre 2 couches jusqu'à avoir une surface lisse, puis me suis rendu compte que ça retirait vraiment trop de matière, donc je suis passé à un ponçage léger entre 2 couches et un vrai ponçage (au 240) entre l'apprêt normal et l'apprêt antifouling.

J'ai positionné la ligne de flottaison 6 cm au dessus de la DWL des plans.

L'apprêt antifouling est très compliqué à poncer, car c'est une peinture monocouche dopée à l'aluminium donc j'avais des agrégats d'aluminium sur mes disques très rapidement qui rendait le ponçage inefficace. Du coup, j'ai pas poncé.

Je n'ai pas poncé la dernière couche d'apprêt au dessus de la ligne de flottaison, il faudra de toutes façons le faire au moment d'appliquer le gelcoat. Et j'avais ma dose de ponçage. J'ai aussi laissé une bande de 10cm non peinte au niveau du liston de coque pour gérer la stratification du pont et la transition.

J'ai mis un disque en mousse entre le plateau et le disque de ponçage sur ma ponceuse excentrique. Ca m'a permis d'éviter les marques. Par contre, la poussière a fait serrer un roulement qu'il a fallu que je débloque en démontant tout.

Voici un petit roman photo sous forme d'une vidéo (Je me suis mis à Google Vids...)


J'ai fixé l'aileron au bateau. Je me suis dit que le faire avant de peindre sera plus simple qu'après au niveau des raccords. Et je crois avoir eu raison. Au final ça s'est bien passé.





Pendant toute l'étape de peinture, je me suis occupé l'esprit en me demandant (entre autres...) comment j'allais retourner le bateau... Au final j'ai conclu que cela pourrait marcher avec 2 grues d'atelier pour démonter les moteurs de voiture. Je ne crois pas avoir vu cette méthode sur les autres blogs et ne me voyais pas construire une potence en bois digne d'un gibet de l'ancien régime de chaque coté du bateau. Je ne me voyais pas non plus sortir le bateau du garage et le retourner dans la rue (primo parce qu'il n'y a que 2cm de gras de chaque coté de la porte, et deuxio parce qu'il y a bien 20% de pente à la sortie. Ce point m'occupe aussi l'esprit depuis un certain temps pour quand il s'agira de sortir le bateau définitivement.

Donc me voilà parti en recherche de grues (une à l'avant et une à l'arrière) et Leboncoin m'en trouve 2 à louer sur l'agglo grenobloise. Banco! En plus, après 15 jours d'échanges sur la messagerie, une des 2 est louée par Pascal, un collègue très sympa qui s'en sert pour bricoler sur sa Dauphine (super rénovation, 3 ans de travail) 

Pour les supports, j'utilise à l'avant la cadène de remorquage (DN8, ca tient plusieurs tonnes) et je bricole d'abord un truc assez compliqué à l'arrière pour pouvoir régler la hauteur de l'axe retournement.

Au milieu du montage, je me dis qu'on va d'abord essayer de faire simple juste avec une poutre qui relie les 2 trous percés au niveau du tableau arrière là où seront positionnés les vides cockpit. Je n'ai pas pris de photos, mais c'est assez explicite sur la vidéo qui va venir.

Pour les berces je fais aussi simple, des palettes montées sur roulettes. Je ne me voyais pas faire des berces en fibre de verre. trop compliqué. Merci le fond plat.

une vidéo du résultat : 

Donc ça a marché mieux qu'espéré. J'ai dû mettre dans les 15 min top chrono et le système était super bien équilibré. J'ai passé beaucoup plus de temps à démonter le gabarit... je n'y avais pas été de main morte sur les vis...

Avant de retourner, j'avais fait un gabarit du socle de quille pour voir si les trous étaient bien positionnés... Et bingo, ce n'est pas le cas. Il faut que j'en corrige 3 qui sont trop près du bord. Bien m'en a pris de commander la quille sans les trous, je pourrai utiliser ce gabarit pour recopier l'emplacement exact des trous sur le socle de quille pour que 9a tombe en face au moment fatidique du montage. 








Temps passé sur ces étapes : 

mastic : 32 h
peinture : 39 h
Enlèvement du châssis et retournement : 8 h
compteur d'heure à cette étape : 444 h



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