Je peins et peine

La peinture ça demande de la patience, et la patience, c'est pas mon truc... Mais j'y suis arrivé.

J'ai commencé par mettre une VMC dans la cabine car par cette canicule les vapeurs m'ont saturé un filtre de masque respiratoire en quelques heures. 

Je précise que les masques pour vapeurs chimiques doivent normalement être stockés dans leur emballage étanche pour être protégés de l'humidité et ne pas saturer le charbon actif du filtre en humidité. Dans mon cas, c'est contre productif, l'élastique de maintien étant saturé de sueur... J'ai donc plutôt essayé de régénérer la cartouche dans ma chambre à vide (une cloche en verre connecté à l'aspiration d'un compresseur de congélateur). Pas sûr que cela ait été suffisant. Il aurait fallu que je chauffe, mais le plastique du masque n'aurait pas résisté. Cet épisode m'a rajeuni et rappelé ma jeunesse d'ingénieur procédé en séparation des gaz par adsorption...

2 couches d'apprêt, 2 couches de laque bi composant. Entre chaque couche, un bon coup de ponçage. Le tout au rouleau en pinceau pour les finitions.

En une ligne, j'ai résumé 2 1/2 mois de travail et 56 heures.











Il faudra encore faire des retouches et poncer les quelques bavures. Plus tard.

L'aspect est tendu, mais pas poli. Ça suffit et ça permet de "cacher" quelques imperfections.

J'ai ensuite posé les serrures sur les coffres. 2 serrures par coffre. cela aurait été plus facile si la scie cloche de 38mm n’avait pas fait 35 mm….
Puis le pied de mat. J'ai mis le bateau à niveau (ligne de flottaison horizontale au laser) au cric hydrauliqueet ai construit une structure de pied de mat en CP pour compenser l'angle du pont que j'ai ensuite rempli d'époxy chargé de verre 600g/m². Une chose est sûre, le pied de mat ne risque pas de se barrer. Certains font cette pièce en chêne, j'ai préféré la fibre, ca cela épouse mieux le pont pour reprendre les efforts. j'ai pris 1 cm de marge par rapport à la structure en alu vissée sur le pont qui tiendra le mat. Ça a l'air d'être au droit de l'étambrai.







Après avoir bouché les hublots afin d'éviter que l'époxy ne coule à l'intérieur, j'ai ensuite commencé à stratifier les bouchains émergés ainsi que les raccords de planches en CP. Les plans indiquent 200g/m² partout, mais j'ai mis du 600g/m² au niveau du bouchain de maître bau, car il risque de prendre des chocs. Ça aussi, ça ne risque pas de se barrer. J'ai aussi re-stratifié le pied de mat en 600g/m², au cas où... Le tout en 12h.








J'ai fait imprimer en 3D le bulbe de quille (et le support GPS) en utilisant le modèle de North Cardinal pour faire le moule. Il est beau mais il est faux car il a utilisé la densité du plomb solide (11.34g/cm3) pour le dimensionnel, or on coule le plomb liquide (10.62g/cm3) dans le moule... donc à la solidification le plomb se contracte et le bulbe est trop petit. Heureusement c'est corrigeable en 3 minutes avec une homothétie de rapport (11.34/10.63)^(1/3) dans Onshape.



Le compteur indique maintenant 823 heures

Il ne me reste plus qu'à stratifier en 200g/m² le pont et le cockpit, mastiquer, peindre, faire le safran, le bulbe de quille, poser l'accastillage et l'électricité. Et trouver une remorque, un moteur...

J'ai aussi commencé à réfléchir au régulateur d'allure. Je pense que le système de Fletner décrit dans cette vidéo est le plus adapté pour la taille du bateau. 

Cela fera économiser entre 2000 et 4000 € et 60 kg sur le tableau arrière. Appréciable.

En parallèle la vie continue... Avec quelques aventures estivales....















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